15 juillet 2010

Borges

Poèmes extraits de La Proximité de la mer, anthologie préparée, préfacée et traduite par Jacques Ancet, à paraître chez Gallimard, coll. Du monde entier, en octobre 2010 LA MER La mer. La jeune mer. La mer d’Ulysse,Celle de cet autre Ulysse que ceuxD’Islam ont surnommé d’un nom fameux :Sindibad de la mer. La mer aux grisesVagues d’Erik le Rouge, haut sur sa proue,Et de ce chevalier qui a chantéÁ la fois l’élégie et l’épopéeDe sa patrie, à Goa et ses boues.La mer de Trafalgar, que l’AngleterreA célébrée au long de son histoire,La... [Lire la suite]
Posté par jacquestecna à 15:54 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

02 janvier 2010

Manuel Alvarez Ortega: Genèse

    L’œuvre de Manuel Álvarez Ortega (né à Cordoue en 1923) est considérable , (trente-sept livres de poèmes publiés entre 1941 et 2007, sans compter les inédits). J’ignorais, il n’y pas longtemps encore, jusqu’à son nom. Et ce n’est pourtant pas faute de m’être intéressé à la poésie espagnole contemporaine. Il semblerait que cet oubli relatif dans lequel il est tenu aujourd’hui dans son propre pays, soit dû, avant tout, à une marginalité à la fois assumée et revendiquée. Cette écriture a, en effet, traversé, comme s’ils... [Lire la suite]
Posté par jacquestecna à 18:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
17 novembre 2009

Ramón Gómez de la Serna : L'Aube

L'aube (à paraître chez André Dimanche)             Elle est le  spectre clair.    La greguería n'est pas seulement, comme on le croit souvent et comme Ramón Gómez de la Serna l'a laissé croire avec la célèbre définition qu'il en donne, « métaphore + humour », un simple jeu d'esprit, une simple pirouette verbale et mentale bonne à figurer sur le almanachs les agendas ou les cahiers d'écoliers. Elle est le principe d'organisation et la colonne vertébrale d'une œuvre... [Lire la suite]
Posté par jacquestecna à 11:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
13 novembre 2009

Quevedo: sonnets amoureux

ON ENSEIGNE COMMENT TOUTES LES CHOSESNOUS AVISENT DE LA MORT J'ai regardé les murs de ma patrie,un temps puissants, déjà démantelés,par la course de l'âge exténuésqui voue enfin leur vaillance à l'oubli ; je sortis dans les champs, le soleil vis qui buvait l'eau des glaces déliées,et dans les monts les troupeaux désolés,le clair du jour par leurs ombres ravi. J'entrai dans ma maison, je ne vis plusque les débris d'un séjour bien trop vieux ;et mon bâton plus courbé et moins fort. J'ai senti l'âge et mon épée vaincue,et n'ai trouvé... [Lire la suite]
Posté par jacquestecna à 21:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,